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18 juin 2014

La lutte des cheminots est notre lutte !

Classé dans : Luttes sociales — cgtfam @ 12 h 06 min

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La « réforme » de la SNCF prolonge et aggrave des années de casse du service public ferroviaire.

Suppression de petites gares, moins de personnel aux guichets et sur les quais pour accueillir et renseigner les usagers, avec de plus en plus l’incitation à consulter les horaires et réserver son billet sur Internet, c’est la réalité que ne semblent pas connaître les élus et les journalistes qui ne se préoccupent de la continuité du service public que les jours de grève. Car les retards, voire la suppression de trains, c’est ce que nous vivons régulièrement ; encore n’est-ce que la face visible de la dégradation, car les suppressions d’emplois affectent aussi l’entretien des voies et du matériel. Quant à la compétence des dirigeants de la SNCF qui ont concocté cette réforme… ils auraient mieux fait d’aller mesurer la largeur des rames de TER. Cet épisode comique qui va quand même coûter un million d’euros illustre bien les conséquences de la scission de la SNCF opérée en 1997.

Les cheminots sont massivement en grève depuis une semaine. Les trains ne roulent presque plus. Pour la première fois depuis 2012, des dizaines de milliers de travailleurs de ce pays résistent de manière coordonnée et radicale à Hollande et son gouvernement qui veulent imposer une régression de plus contre les conditions de travail et les services publics. Les cheminots ne défendent aucun privilège, ils se battent pour que, dans cette société, tout ne soit pas basé sur la recherche du profit maximum, au détriment des intérêts des salariés et de la population. 

Dégradation des conditions de travail pour les cheminots = baisse de la qualité de service pour les usagers !

Ce que les cheminots refusent massivement, c’est la « réforme ferroviaire » que Hollande et Pépy, le directeur de la SNCF, veulent faire voter cette semaine au Parlement. Une restructuration sur laquelle les médias ne donnent pratiquement aucune information alors qu’elle nous concerne tous.

Cette réforme poursuit deux objectifs. Tout d’abord, elle organise l’éclatement de la SNCF en trois entreprises différentes avec la séparation des activités déficitaires (aiguillages et entretien du réseau) des activités rentables (faire rouler des trains et les commercialiser) afin de privatiser ces dernières. Ils appliquent ainsi fidèlement le principe libéral : « privatiser les profits et nationaliser les pertes ».  Et pour que ce joli cadeau au MEDEF soit complet, l’entreprise gestionnaire du réseau (qui resterait publique) hériterait des 40 milliards d’€ de dette du système ferroviaire… avec l’objectif de les rembourser grâce aux gains de productivité et aux suppressions de postes ! Cette réforme aura donc des conséquences dramatiques sur la qualité des transports, déjà bien basse, et sur la sécurité des circulations ferroviaires. C’est juste honteux, quelques mois à peine après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, dont la cause principale était le manque d’investissement dans le réseau et la surcharge de travail des agents d’entretien des voies.

Le deuxième objectif est de « baisser le coût du travail » des cheminots, c’est-à-dire de leur appliquer le principe sarkozyste du « travailler plus pour gagner moins ». Sous le prétexte d’égalité, Hollande et Pépy veulent tirer les conditions de travail des 160 000 cheminots de la SNCF vers le bas, en les harmonisant sur celles des 3000 cheminots qui bossent pour des boites privées… Après l’ANI et les accords de compétitivité dans l’industrie, le gouvernement s’attaque encore une fois aux travailleurs, pour satisfaire les demandes du MEDEF !

Les cheminots nous montrent la voie !

Comme toujours, gouvernement et médias essaient de casser la grève en montant les usagers contre les grévistes, sur le thème de la prise d’otage ou du sabotage du bac. Mais finalement, ça ne marche pas tant que ça… car partout, la colère sociale est latente. D’ailleurs, bien d’autres salariés sont en lutte aujourd’hui : salariés de la santé, des aéroports, postiers, intermittents du spectacle, ainsi que dans de nombreuses entreprises privées. C’est bien la preuve que la colère sociale pourrait bien éclater à bien plus grande échelle.

Car si nous sommes souvent des usagers des transports en commun, nous sommes aussi des travailleurs. Les cheminots se mobilisent contre des attaques qui ne sont pas différentes de celles que nous connaissons à FranceAgriMer et plus largement dans la Fonction publique :

-        sous-effectifs permanents,

-        suppressions de postes,

-        blocage  des salaires,

-        attaques contre les statuts.

Soutenons la grève des cheminots, et prenons exemple sur eux ! Si les cheminots font remballer son projet de réforme au gouvernement, gageons que ce sera un sacré encouragement pour que nous retrouvions tous et toutes le chemin des grèves victorieuses et des luttes collectives.

Ouvrez les yeux, fermez la télé !

Où plutôt profitez des rares moments où les cheminots en lutte ont la parole.

Et allez prendre les informations à de bonnes sources :

http://www.cheminotcgt.fr/

Et de signer la pétition de soutien : http://soutien-aux-cheminots.wesign.it/fr

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