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L'information syndicale à FranceAgriMer

7 juin 2014

Victoire, l’éléphant reste à Gemenos !

Classé dans : C'est la lutte... — cgtfam @ 11 h 00 min

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Entretien. Olivier Leberquier est délégué CGT à Fralib à Gémenos (13).

Il nous parle de la victoire importante remportée par les salariés après plusieurs années de mobilisation.

Peux-tu nous résumer les nouvelles de ces derniers jours et ce qui a été gagné ? Après l’annulation de quatre PSE, Unilever a fini par céder sur plusieurs points importants : le transfert des installations administratives et industrielles du site à la Scop des salariés, pour l’euro symbolique ; le soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses, notamment par diverses mesures contribuant au développement commercial (recherche de débouchés de production, construction d’une marque, renforcement de l’appareil commercial et administratif…) ; une contribution de 20 millions d’euros au fonds de roulement ; le financement d’une formation pour les salariés de la Scop ; la participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail ; le maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la Scop ; l’obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte, venant s’ajouter aux indemnités légales. C’est vraiment dans la dernière ligne droite que l’État a enfin agi pour que le conflit aboutisse, ce qui est à noter, surtout quand on voit ce qu’est la politique de ce gouvernement « de gauche ». Certains ministres d’aujourd’hui s’étaient engagés à réquisitionner la marque « Éléphant », ce qui n’a jamais été tenu. Précisons aussi qu’avec l’ANI mis en place par ce même gouvernement, notre lutte n’aurait pas pu exister et nous serions morts.

Quel sentiment après trois ans et demi de lutte ? D’abord, une immense satisfaction, surtout dans le contexte général et après le dimanche noir qui a vu le FN arriver en tête aux élections européennes. Notre victoire est un peu un camouflet pour ce FN qui a été le seul parti à ne jamais dire un mot de soutien à notre lutte, alors que tous les autres partis, même avec une dose plus ou moins forte de mauvaise foi, ont fait un jour ou l’autre une déclaration de soutien. Notre victoire est la preuve qu’il n’y a jamais de fatalité, même contre une grande multinationale. Unilever, c’est 53 milliards de chiffre d’affaire et 5 milliards de bénéfice net par an. C’est aussi deux milliards de produits vendus dans le monde. Notre lutte était celle du « pot de thé contre le pot de fer », et nous l’avons gagnée.

Au-delà de la victoire, que représente votre lutte ? Notre combat pour la Scop, dans lequel nous entrons maintenant, n’est pas gagné d’avance. Le capitalisme est hélas toujours là, et on va être obligé de vivre dedans. Nous ne serons qu’une poche de résistance. Mais nous avons rencontré beaucoup d’autres travailleurs en lutte comme les ex-Pilpa qui ont inauguré leur Scop, ou une petite entreprise de charpentes à Gardanne qui continue à fonctionner.

Et maintenant ? Il est difficile de fixer une date précise de démarrage de la Scop. Nous allons d’abord liquider tout ce qui tourne autours du conflit, y compris les aspects individuels. 14 d’entre nous continueront à être payés par Unilever pendant 2 ans, en comptant le congé de reclassement. Mais nos 1 336 jours de lutte ont aussi permis à certains salariés, qui n’avaient pas les annuités pour partir à la retraite, de les gagner. À partir de maintenant, 50 à 60 ex-salariés d’Univeler entrent comme coopérateurs et vont se mettre au travail. Nous allons pouvoir concrétiser les liens que nous avons noués avec des petits producteurs de thé et de plantes aromatiques, pour établir des rapports sur la base d’échanges équitables, et fabriquer des produits de meilleure qualité… sans avoir à rémunérer des actionnaires. Mais d’ici là, nous allons organiser une grande fête dans notre usine pour fêter la victoire avec toutes celles et tous ceux qui ont été à nos côtés sans répit depuis le début.

Quel message à celles et ceux qui luttent ? Se dire toujours qu’il n’y a pas de fatalité, et que si la victoire n’est jamais acquise d’avance, seuls ceux qui ne luttent pas sont assurés de la défaite.

1 juin 2014

Manifestation nationale des retraités le 3 juin

Classé dans : C'est la lutte... — cgtfam @ 19 h 08 min

Le mardi 3 juin 2014 sera l’occasion pour plus de 13 millions de retraités de manifester à l’appel unitaire de l’intersyndicale CGT-FO-CFTC-FSU-Solidaires-LSR-UNRPA-FGR-CGC contre le gel et pour la revalorisation des pensions et retraites.

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En annonçant, en avril, la suppression de la revalorisation des retraites qui devait avoir lieu en octobre, le Premier ministre assenait un nouveau coup au pouvoir d’achat de millions de retraités. Cette revalorisation a traditionnellement lieu en avril. Lors de la dernière réforme des retraites, elle a été repoussée au mois d’octobre.

Le gouvernement prétend faire des « économies » sur le dos de la protection sociale, de l’assurance maladie, des collectivités locales et du fonctionnement de l’État. La réalité de la « croissance », c’est celle du taux de pauvreté des retraités, du nombre toujours plus grand de ceux ayant recours aux associations caritatives pour se nourrir, renonçant aux soins médicaux ou devant travailler pour boucler les fins de mois.

Dès le 20 février dernier, l’Union confédérale des retraités CGT a remis 120 000 cartes de vœux au président de la République pour dénoncer la baisse du pouvoir d’achat des retraités, catégorie dont on sait l’importance dans le fonctionnement de l’économie nationale. Le gouvernement fait la sourde oreille face aux revendications et à la colère des plus humbles, oubliant que la retraite n’est pas un privilège, mais un droit.

La CGT se joint à l’intersyndicale pour appeler retraités et futurs retraités à manifester le mardi 3 juin avec, dès 11h00, un rassemblement place Joffre, face à la tour Eiffel, pour un pique-nique militant.

23 mai 2014

Un premier mai avec Gérard Filoche

Classé dans : C'est la lutte... — cgtfam @ 9 h 44 min

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L’UD CGT de l’Aude a eu l’heureuse idée d’inviter au rassemblement festif de Conques, l’après-midi du 1° mai, Gérard Filoche, inspecteur du travail aujourd’hui en retraite, militant à la CGT et… au Parti Socialiste.

Mais c’est Gérard Filoche le syndicaliste, l’inspecteur du travail prenant à cœur sa mission de défense des droits des salariés, celui qui fut poursuivi en justice par des patrons mécontents et menacé de sanctions par une ministre du travail qui – ironie de la vie – appartenait comme lui au PS, que nous avons entendu à Conques. Plus de 150 militant(e)s ont assisté à un exposé d’une heure que personne n’a trouvé trop long tant il fut à la fois passionné et pédagogique, avec des formules qui faisaient mouche (Qui paie ses dettes enrichit les banquiers) suivi d’un débat malheureusement trop bref. Véhément critique de l’ANI, de la casse des retraites et des attaques contre la sécurité sociale, Gérard Filoche a appelé à se mobiliser contre le pacte de responsabilité et les cadeaux au patronat ; en fait pas grand chose dans la politique de Hollande ne trouve grâce à ses yeux et il appelle de ses vœux un grand mouvement social. Gérard vient de publier un livre sur Mai 68 et celui, plus ancien, sur le Printemps portugais, va être réédité avec des compléments. Nostalgie.

Nous n’avons pas de vidéo de cette réunion audoise, mais pour vous faire partager notre plaisir d’avoir vu et entendu Gérard au mieux de sa forme dans ce débat cordial entre militants organisé par l’UD CGT, nous vous proposons de cliquer sur le lien suivant, qui permet d’accéder à la vidéo de sa conférence sur l’ANI :

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2812

 

13 mai 2014

Ne plus subir les politiques « anti-publiques »

Classé dans : C'est la lutte... — cgtfam @ 10 h 12 min

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« Je sais ce que nous devons à nos fonctionnaires, si essentiels à la vie de ce pays. Chaque jour, ils agissent avec dévouement et sens du service public. Mais la situation nous oblige à leur demander de contribuer à l’effort commun. Nous confirmons le gel du point d’indice. »

Manuel VALLS a été on ne peut plus clair, pas d’augmentation de la valeur du point en 2015, et si le gouvernement a précisé que les règles d’avancement dans la fonction publique de l’Etat seront préservées, répondant ainsi aux inquiétudes consécutives aux déclarations de l’ancien ministre Vincent PEILLON, les gains liés à l’avancement d’échelon compenseront à peine les pertes liées au gel du point… pour celles et ceux qui en bénéficieront. Risquent fort de s’ajouter les conséquences négatives des restrictions budgétaires sur les avancements de grade et de catégorie ; alors que les blocages des carrières liés à la faiblesse des recrutements appelleraient une augmentation des taux de promotion, le gouvernement ne prend aucun engagement à ce sujet. Les négociations à venir sur les ratios promus – promouvables seront difficiles et nous n’obtiendrons pas de résultats satisfaisants sans mobilisation. De plus en plus de collègues partiront en retraite sans avoir atteint au moins le dernier grade de leur corps, avec bien sûr une incidence négative sur leur pension (dont le montant n’augmente pas, diminue en fait en raison de l’inflation et de nouvelles cotisations puisque le retraité ne change pas d’échelon).

Le blocage de nos rémunérations et les autres restrictions sur les budgets de fonctionnement qui doivent générer, selon le premier ministre, 19 milliards d’économie pour la seule fonction publique de l’Etat, contribueront-elles au moins à créer des emplois, permettant de mieux assurer les missions de service public et de faire reculer le chômage ? Que nenni. La MAP (modernisation de l’action publique) s’inscrit dans la continuité des politiques précédentes axées sur la réduction des effectifs, fermant ainsi aux jeunes la possibilité d’accéder aux emplois publics, aggravant les conditions de travail des personnels en poste et se traduisant de plus en plus souvent par l’abandon de missions.

Le gouvernement adhère pleinement au dogmatisme libéral qui règne en maître dans toute l’Europe : moins d’emplois publics, donc des économies budgétaires qui permettent d’alléger la fiscalité et les cotisations sociales des entreprises privées, institutions vertueuses qui en remerciement de ces cadeaux vont créer des millions d’emplois. Naturellement l’opposition de droite n’est pas en reste, elle qui boufferait volontiers du fonctionnaire à chaque repas et incite le gouvernement à aller plus vite et plus loin dans la destruction d’emplois. Qu’importe si ces politiques, en œuvre depuis plusieurs années dans toute l’Europe, n’ont eu aucun effet positif sur l’économie réelle et partant sur l’emploi ; banquiers et actionnaires se portent bien, c’est l’essentiel. Pour le reste pleuvent chaque jour des annonces de nouveaux licenciements !

Quant aux appels vibrants aux fonctionnaires bien aimés pour qu’ils prennent sans rechigner leur part du fardeau et contribuent au « redressement des comptes publics », ils résistent mal à la réalité de ces chefs d’entreprises, au premier rang desquels le président du MEDEF, qui n’ont aucun scrupule à augmenter considérablement leur propre rémunération.

Alors oui, il faut mettre un coup d’arrêt aux politiques « anti-publiques ». La grève a un coût pour les agents, parfois d’autant plus difficile à assumer que nous subissons depuis longtemps des pertes de pouvoir d’achat, mais l’inaction aussi a un coût ; laisser faire nous conduirait à subir de nouvelles dégradations car au delà des salaires il y a l’emploi, ainsi que la protection sociale qui est désormais ouvertement dans le collimateur.

Il se dit que le gouvernement pourrait hésiter à aller à l’affrontement avec les agents publics qui constituent une part importante de sa base électorale ; raison de plus pour ne pas nous montrer timorés car le 15 mai au soir on comptera les grévistes et les manifestants comme autant d’avertissements infligés au pouvoir en place. Mais ça ne sera pas un mouvement égoïste des fonctionnaires. S’il est vrai que nous pouvons nous syndiquer et faire grève sans risquer le licenciement, nous devons mettre cette capacité de résistance au service de tous les salariés, celles et ceux qui subissent l’austérité dans les entreprises, sous la menace du chômage, sans adhérer davantage que nous au mensonge sans fois martelé des « sacrifices indispensables ». Tout comme nous le devons aux jeunes – et nous en avons tous dans notre entourage – que le tarissement des recrutements sur des emplois statutaires condamne au chômage et à la précarité.

 

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